mercredi 8 octobre 2008

Le conte de la démence

Ta fable, cet affable conte contient la haine qu’on tient en haine.

Son héros au nez rose y pose prose, y compose sa cirrhose.
Sa mémoire sème l’émoi, broie de noir ses espoirs.
Cette peste leste de sept étés séquestre ses siestes.
Sa fièvre le freine, puis l’effrenne ce froid qui le mène aux frênes.
C’est là qu’une à une ses lacunes l’acculent sous la jupe de la lune.

Le sous-bois soustrait soudain le « sans sou» aux soucis.
Une pauvre fleur, la peur à fleur de peau l’effleure et pleure.
La cheville de la fille lâche et vrille, la plie dans les brindilles
L’enfant sans parent apparent suspend le temps du manant
Qui s’acquitte de querir quelconque aide pour qu’elle vive.

Il y voit l’ivoire d’un noir couloir, croit y voir l’espoir d’un soir.
Il la porte, l’apporte à la porte d’une sorte de cohorte de mortes…
Il faiblit, faillit sur une faible saillie, fusille la feu fille.
Il s’arrache le cœur, crache sa rancœur, relâche sa valeur
Il se hait, rallie la folie, mutile sa foi et sa vie.

Cette rumeur dans la rue meurt. Dés qu’on la souffle, des cons la sifflent.

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