vendredi 29 août 2008

L'insupportable

Que se déchaîne la haine, que se consume la peur des âmes en peine.
Moi qui ai côtoyé les anges, pour céans me noyer dans la fange,
Je fais le serment de brûler l’espoir qui leur reste pour les voir choir,
Ces acolytes de la vie, guidés par une utopie jalousée des morts

Eux qui pensent jouir de pouvoir, leur gouverne n’est que destin,
Eux qui d’un couffin sourient et d’un cercueil pleurent,
Ils ignorent tout de leur absurde et fragile inconsistance.
Ils feignent de savoir. Ils ne savent rien. Ils ne sont rien.

Que brûlent les vivants, leurs méprisables femmes et leurs enfants.
Moi qui ai vu la douce canopée, flamboyante s’embraser,
Je jure l’enchevêtrement de leurs chairs inanimée, je jure…
Que les frondaisons ensanglantées seront gage de mon aversion.

Eux qui dépeignent leur existence de crimes, de folie et d’amour,
Eux, qui en esclave inconscient, s’appliquent au jeu des dieux sourds,
Je leur promets une dernière danse en une centaine de pas moribonds ,
Une dernière litanie en défi aux cieux, la plus méprisable des chansons.

Que le silence éternel jonche leur fichu chemin de croix
Que l’absolution soit, pour eux et leurs créateurs en émoi
Je retire alors le noir linceul pour rendre le jugement
Je m’élève du mausolée d’argent pour rejoindre les rangs

Mon cœur est banni des cieux et je prends alors la lame
Mon armure est d’insensibilité pour que je tue les âmes
Je ne peux pas… j’ai mal… je pleure…
Je suis... misérable.

Aucun commentaire: